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Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter)

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Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Vide
MessageSujet: Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Icon_minitimeVen 28 Aoû - 0:44

    Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) 17721571 Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) 744960e
    Aux chimères d'enfance.

    Quand j'étais petit je perdais pieds à la moindre effraction au silence et aux douces torpeurs de mes avides envies de d'évasion. Je perdais aussi mes mains lorsque madame la directrice me disait d'écrire, de continuer d'écrire chaque phrases qu'elle dictait. Elle utilisait des mots comme "correcte", "paradoxe" ou encore "procrastination" ; et tout ca ne voulait absolument rien dire dans mon pauvre cerveau d'insolent. Je disais "non madame la directrice !" de ma petite voix aiguë et comme toujours elle m'attrapait le bras tellement fort que le soir je retrouvais des ecchymoses en allant prendre le bain, pour m'entrainer dans son bureau. Elle me disais de présenter les paumes de mes mains devant elle et enfin elle me les martelait froidement avec sa fameuse règle en bois épais.
    Devant moi, mon vieux journal que je tient depuis mes quatorze-ans. Il est fâcheusement abimé et la couverture de prend presque plus. Mes yeux ne bouge pas quant à mes lèvres restent bouches-bées. Sans broncher, j'observe avidement et silencieusement le mot écrit sur la nouvelle page blanche que je viens de déchirer : Paradoxe. Plusieurs années après, j'ai enfin réussi à l'écrire même si je ne sais toujours pas vraiment quelle est sa définition, et pourtant c'est bien le mot qui me caractérise le plus. J'observe ce mot, les sourcils froncés, de loin et puis de près, c'est que les souvenirs reviennent et que les chimères me poussent encore à mes vieux cauchemars d'enfance. Paradoxe, paradoxe et l'illogique, paradoxe est l'illogique. Ce mot me sors de la tête, je déteste ce mot et alors que je passe fâcheusement mes mains dans mes cheveux, parcourant toutes deux mon crâne là où chevauche les esprits fourbes et les monstres d'illusion, je sens mon cœur se resserrer froidement.
    L'herbe est fraiche aujourd'hui, je l'ai sentis lorsque j'ai reposé mes mains au sol et je l'ai sentis lorsque je me suis posé au sol. Assit et perdue dans cet étant d'herbe vertes et pure. Ces dernières sont mouillées par la dernière pluie récentes, quelques endroits désherbées sont encore remplacés par de la boue et quelques escargots se nichent sous de grandes feuilles pleines de vie. Tout ici n'est l'infini douceur, sublime journée d'été dont les couleurs bleues animent l'âme de cette belle saison. Je ferme les yeux pendant quelques secondes et m'imaginent déjà me balançant d'avant en arrière sur une balançoire. Qui sait.. Peut-être au bord d'une falaise ? Ainsi ce serait plutôt voler. Ô, voler... J'ouvre subitement les yeux, me voila me noyant encore une fois dans mes rêves les plus profonds. Et enfin je repose mes yeux sur le pauvre mot innocent, celui qui me tue à trouver une explication véridique à mes troubles. Et puis, je sens une présence près de moi, elle approche, je la reconnais lorsqu'elle se présente à coté de moi, debout. Mes poumons s'embaument d'un parfum que je reconnais, Storm. Je n'ai pas encore posé mon regard sur elle. J'attrape soudainement ma feuille dans laquelle est inscrit le mot pesant, le froisse entre mes doigts fins et le jette violemment aussi loin que possible, de là où je suis, assit. Je me recroqueville, pose mes genoux contre mon torse et alors que mon visage avait prit ne mine d'enfant grincheux, je maronne alors :

      J'ai plus d'inspiration b*rdel de merde. Tu comprend, je n'y arrive plus.

    Mon ton se faisait alors boudeur, ma voix se faisait fébrile, tel un enfant qui avait commit une énorme bêtise et qui s'en veut. Et puis soudainement, je me levai de mon tas d'herbe et me présentation brusquement devant Storm.

      Toi tu sais ? Dis moi, c'est quoi, qu'est-ce que ca veut dire "Paradoxe" ?

    Les sourcils froncés, ton énervé et fatigué, âme frustrée. C'est comme si je m'en prenais à la jeune demoiselle devant moi, pauvre Storm qui n'avait rien demandé. Pourtant je connaissais ce mot, je le connais depuis toujours, je me sens tellement proche et à la fois si loin du compte. Mais tout ca, ce n'est qu'un traumatisme d'enfance. Encore une fois, je semblais capricieux et en colère.
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WOUNDED RHYMES

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MessageSujet: Re: Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Icon_minitimeSam 29 Aoû - 5:44

      ▬ Ça vous fera 14 livres. Merci, bonne journée.

    J’adressai un sourire qui se voulait poli au jeune homme qui se tenait devant moi et replongeai aussitôt mon nez dans le magazine dont j’avais entrepris le feuilletage depuis quelques minutes déjà, jusqu’à ce que cet adolescent crasseux collectionnant les boutons d’acné vienne interrompre mon activité des plus passionnantes. Que d’articles débiles et inintéressants, mais c’était toujours bon pour passer le temps en attendant que l’imbécile d’employé qui me servait accessoirement d’ami se décide à pointer le bout de son nez. Il était encore et toujours en retard et je me devais évidemment d’attendre son arrivée avant de pouvoir quitter le disquaire et profiter -du moins essayer- de ma journée. Rien de passionnant ne se passait en ce moment dans ma vie ; la routine et la lassitude commençaient à se faire sentir mais je refusais de les laisser une fois de plus prendre place dans mon quotidien et de pourrir le morale que je venais tout juste de retrouver. Je refusais de me laisser dépasser et plonger dans l’existence banale et moyenne que j’ai toujours fui. Banal, ce simple mot avait le don de m’effrayer, m’apeurer. Je me sens d’ailleurs pathétique sur ce point, à tant être obsédée par ce sentiment de différence et de distinction que j’essayai toujours d’atteindre. J’avais toujours cherché à me sentir unique, originale ; j’avais toujours tout fait différemment, ne supportant pas les choses trop communes, trop banales à mon goût. J’étais une fille plutôt spéciale, toujours en désaccord avec son entourage et avec elle-même. Mais ce sentiment avait disparu avec le temps, laissant place à l’insécurité et la peur. J’avais peur de vivre une vie ordinaire, de finir vieille et folle, à regretter le temps perdu à me prendre la tête pour des choses qui n’en valaient pas la peine, à me torturer l’esprit au lieu de vivre pleinement. J’avais peur certes, mais ne faisait rien pour changer ; j’étais impuissante, faible bien que je refuse de l’admettre. Un claquement de porte me sortit pile au bon moment de mes pensées et je relevai enfin le regard de la revue que je tenais entre les mains et qui ne m'avait finalement pas servi à grand chose. Je me levai, prenant au passage mon sac et sortit du disquaire après avoir simplement salué Danny. Je n'avais pas la tête à l'engueuler, bien que j'en meurs intérieurement d'envie et ça avait d'ailleurs l'air de le surprendre. Je jetai un coup d'oeil à ma montre, celle-ci affichait dix heures trente et à ce moment de la journée, j'étais sûre de le retrouver au Sutton Park. Je pris alors la direction du square, marchant à pieds et profitant des rayons du soleil qui frappaient ma peau, avec mon ipod comme seul compagnon. Mes lèvres étaient étirées en un énorme sourire, soudainement submergée par une vague de bonheur. La simple idée de le rejoindre, lui qui avait le don de me faire rire à en pleurer pour faire monter la colère en moi dans la minute qui suivait et avec lequel chaque seconde passée était unique, avait suffit à me faire retrouver ma bonne humeur. Peter. Avec lui mes angoisses et tracas s'envolaient, mon coeur bondissait de bonheur, mes lèvres souriaient à n'en plus finir et mes pensées allaient loin, me laissant retrouver mon âme d'enfant. J'avais besoin de le revoir, ne serait-ce que pour rire de nouveau, le taquiner de nouveau et vivre un des moments magiques qu'il avait l'habitude de me faire connaitre.

      ▬ J'ai plus d'inspiration b*rdel de merde. Tu comprend, je n'y arrive plus.

    Je le retrouvai enfin, Peter était recroquevillé, l'air fragile et contrarié. Je l'avais rarement vu dans cet état et ne comprenait pas ce qui lui arrivait sur le coup. Je m'apprêtai à m'approcher de lui, essayer de savoir ce qui l'avait mis dans cet état et ce que contenait la feuille qu'il venait de balancer au loin quand il se leva brusquement et vint se pointer devant moi, me faisant sursauter au passage.

      ▬ Toi tu sais ? Dis moi, c'est quoi, qu'est-ce que ca veut dire "Paradoxe" ?

    Paradoxe ? Je n'avais pas entendu de mot aussi compliqué depuis un bon moment et celui là avait failli me faire faire une crise cardiaque. Je n'avais aucune idée de ce qui prenait Peter, mais pour le moment, mon souci était plutôt de retrouver un rythme de respiration normal.

      ▬ Non mais t'es pas bien, tu veux ma mort ? Qu'est ce que j'en sais moi, ce mot est bien trop compliqué pour moi.
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MessageSujet: Re: Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Icon_minitimeSam 29 Aoû - 20:17

    Mon visage si blanc soit-il était devenu crispé, un doux rosé transperçant, une fâcheuse colère à s'époumoner les sens. Emprisonné dans cette bulle d'ignorance, mâché, broyé, morcelé de par le visage surprit et innocent de Storm. J'osai hausser la voix, froncer les sourcils et voir à l'intérieure de tout ce qui se conforme aux règles du mal, à la simplicité de mes colère, aux sources de mes envies de connaitre encore et encore toute significations de toutes choses. Était-ce trop demander ? Oui, je crois bien que j'en faisais trop, comme d'habitude. Et pourtant on me le dit toujours :"Peter cesse de te comporter comme un enfant", "Peter ne soit pas si têtu", on me le dit, que malgré mon sombre passé je me comporte comme si j'étais princié, le roi d'un univers d'herbes vertes et de pommes empoisonnées.

      Non mais t'es pas bien, tu veux ma mort ? Qu'est ce que j'en sais moi, ce mot est bien trop compliqué pour moi.


    Parsemée de surprise, un brin étouffée et d'incompréhension. Je la voyais, et je pouvais sentir son cœur battre à toute allure, comme si je formais moi-même la couche de molécules qui recouvrent ses poumons. Elle ne comprenait pas, et c'est bien pour ca que son ton me fut comme une réprimande. Surement du fait que je m'en étais pris à elle sans raisons valables. Et comme d'habitude, je baissai brusquement les yeux, comme si j'en avais trop fais, comme si j'avais fais une grosse bêtise et que je devais être punis. Et pourtant, mes sourcils ne bronchais pas, toujours aussi froncés, tel un sale gosse têtu et blessé de par une réprimande.

      Tu as raison, c'est trop compliqué...


    Peut-être qu'après-tout, je dois cesser mes caprices et mes colères futiles. Parce que qu'importe à présent, puisqu'elle est là et que je l'attendais. On se retrouve souvent ici, pour partager des moments simples, des moments nostalgique, là où se réunissent deux enfants ignorants et curieux.
    Je relevai alors doucement les yeux, petit à petit en retrouvant le regard de Storm, qui avait due surement reprendre sa respiration. Lorsque mes yeux se posèrent dans les siens, tel une étreinte visuelle, un doux vent chaud d'un matin d'été, j'essayai de retrouver peu à peu son indulgence, avant de tenter un petit sourire en coin malicieux et discret. Mais avant de la laisser réagir, je lui pris la main et l'entraina à s'asseoir, s'en était presque une obligation. Avec moi, avec elle, c'était tellement simple que j'en oubliais parfois les convenances, ce qui provoque parfois des tensions entre nous. Mais que voulez-vous, elle est la blanche colombe, je suis le chat de gouttière, comment ne peut-il pas avoir de tensions parfois ?

      Ca fait un bon moment que je t'attends, tiens regarde.


    Je sortis alors des profondeurs des herbes hautes du parc, un petit insecte rabougris et inerte, entreposé soigneusement sur les paumes blanches de mes mains.

      Quand j'étais gosse, une fille m'a exigé d'en manger un vivant en l'échange de pouvoir voir un bout de sa cuisse. J'étais fasciné par la peau des filles. Alors je l'ai mangé.


    J'ignore bien pourquoi je lui ais dis ca, mais c'était un souvenir qui m'étais revenu si soudainement, un souvenir dégoutant et amusant à la fois quand on y repense.

      Les filles sont cruelles.

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Juno B. Lackey

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MessageSujet: Re: Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Icon_minitimeDim 4 Oct - 18:03

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MessageSujet: Re: Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Aux chimères d'enfance. (Storm ▬ Peter) Icon_minitime

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